Les circuits du patrimoine, organisés par l'association Pierres et patrimoine, ont attiré une foule de Vandopériens intéressés par l'art et l'histoire de leur ville.
Il était alors temps pour ces visiteurs d'un jour de reprendre la route afin de (re)découvrir les trésors cachés de l'église Saint-François d'Assise, du vieux village, du château du Charmois et
de sa ferme.Samedi 15 h 20. Alors que, sur Vandœuvre, le coup d'envoi de la 26e édition des journées européennes du Patrimoine n'est pas encore donné, le bus, réservé pour l'occasion, affiche,
quant à lui, complet depuis de longues minutes. Et pourtant, d'autres personnes intéressées pour partager ce moment citoyen de souvenir collectif ne cessent d'affluer au point de rendez- vous,
situé au Charmois. Ne voulant laisser personne à quai, Christine Ardizio, présidente de l'association Pierres et patrimoine, décide d'aller chercher un des minibus de la ville. Même si celui-ci
ne respire pas la propreté, les personnes de tous âges se sont empilées à l'intérieur afin de ne rien manquer des étapes du circuit du patrimoine.
Nos ancêtres les Celtes

«
Cette manifestation n'existe que depuis trois
ans », rappelle Christiane Ardizio.
«
Avant, Vandœuvre ne participait pas aux journées du Patrimoine. Ce n'était pas normal. Comme j'étais intéressée par l'histoire de la ville et ses monuments, j'en ai alors parlé à Françoise
Nicolas. C'est comme cela qu'est né Pierres et patrimoine. Par rapport à ce que d'autres villes proposent, on a mis en place, depuis trois ans, un véritable circuit du patrimoine. Ainsi, les gens
sont transportés sur les différents sites. C'est beaucoup plus facile pour eux, ils n'ont plus à faire la démarche de se déplacer individuellement sur les divers lieux de visite. »
Une idée innovante et géniale car, dans le bus, les participants peuvent aussi s'instruire en écoutant Danièle Verdenal - auteur de nombreux ouvrages sur la ville de Vandœuvre et qui tient chaque
semaine une rubrique historique dans nos colonnes - narrer l'évolution de la ville, de ses quartiers, de ses monuments et de sa vie au cours des siècles.
Dans le minibus, c'est Christiane Ardizio qui s'est collée à la tâche en faisant office de guide. «
Souvent, les gens se font une fausse idée de Vandœuvre », indique-t-elle. «
Ils
pensent que la ville a vu le jour au début des années soixante. Ce qui est totalement faux ! Il reste des preuves que, sur le plateau de Brabois, vivaient des Celtes qui ont ensuite colonisé les
terres où se situe actuellement le vieux village ».
Des associations fédérées
Tout comme Danièle Verdenal, la présidente de Pierres et patrimoine ponctue ses interventions d'anecdotes. «
Le château du Montet était à l'époque la résidence d'été du Duc de Lorraine
», confie Christiane Ardizio. «
Ses enfants venaient souvent y séjourner. »

Outre Danièle Verdenal, Christiane Ardizio peut aussi
compter, pour ces journées du Patrimoine, sur l'aide précieuse de Jean Ehrhardt, président de l'association des Amis des arts et de l'histoire de Vandœuvre, de Michel Virion, président des Amis
du Charmois, et de l'incontournable Jean-Pierre Becker, l'ancien directeur de l'école élémentaire Brossolette qui a de multiples responsabilités dans le tissu associatif vandopérien. «
Quand
on a mis en place le circuit du Patrimoine, un autre pari consistait à fédérer autour de cet événement le maximum d'associations vandopériennes », ajoute Christiane Ardizio. Un défi réussi
puisque les boulangers vandopériens, par l'intermédiaire de l'association de la confrérie de la Bergabelle, l'école de musique, le club d'escrime de Vandœuvre et le centre équestre Drouot
collaborent régulièrement à cette manifestation.

«
Cette année, l'école de musique a malheureusement
dû décliner l'invitation » poursuit Christiane Ardizio. «
Les châteaux du Montet et Anthoine sont aussi fermés au public pour cause de travaux. »
Toutefois, les amoureux du patrimoine vandopérien ont pu passer pour la première fois les portes de la Caserne Drouot où les cavaliers du centre équestre voisin ont proposé un spectacle en tenue
d'époque. «
Mme Ardizio m'a demandé si on pouvait accueillir les journées du Patrimoine, ce que j'ai accepté », glisse le lieutenant-colonel Gilles Franck qui suit donc à la lettre le
thème des journées du Patrimoine 2009, «
un patrimoine commun accessible à tous », soutenu par Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture. «
Drouot est une ancienne caserne
d'artillerie qui a aussi accueilli, par le passé, l'infanterie », rappelait le maître des lieux. «
Drouot, dont la statue se trouve sur le cours Léopold, était le patron de
l'artillerie des armées napoléoniennes. Ici, on reçoit désormais chaque jour deux cents candidats à l'engagement dans l'armée de terre et dans la marine. Et pour l'instant, il n'est pas
d'actualité que l'on quitte ces quartiers. »
Il était alors temps pour ces visiteurs d'un jour de reprendre la route afin de (re)découvrir les trésors cachés de l'église Saint-François d'Assise, du vieux village, du château du Charmois et
de sa ferme.